26 janvier 2006

Bonnes feuilles

Comme je ne suis pas très prolixe en ce moment en matière de cuisine et que mes dîners sont soit frugaux, soit faits par d'autres (quelques bonnes adresses de restos à venir), je me contente de lire les expériences culinaires des autres, et de baver d'admiration devant des photos.
Pour ça, mes deux derniers compagnons d'agapes ont été : "Un homme dans sa cuisine" de Julian Barnes, et les "Femmes chefs". Belle compagnie pour commencer l'année, et je ne peux que vous encourager à les feuilleter.

Le premier, de Julian Barnes, raconte en courts chapîtres, les aventures et mésaventures de l'auteur en cuisine. L'auteur parle de son rapport aux livres de recettes, et de sa nature "d'obsessionnel anxieux", ou le comportement compulsif d'un grand inquiet devant une recette. Le livre est drôle, incisif, et se lit sans faim! (Un grand merci au passage à Françoise, pour ce cadeau bien senti!)




Le second livre : "Elles sont chefs" écrit par Gérard Pudlowski (photos Maurice Rougemont) serait mon livre de chevet si il était moins lourd (c'est mon côté feignasse). Sous titré "Les grandes dames de la cuisine contemporaine et leurs meilleures recettes", le livre établit les portraits gourmands de ces femmes chefs. Discrètes ou médiatiques, tombées dans la marmite petites, ou arrivées en cuisine par des chemins de traverse, autodidactes, ou issues d'écoles renommées, toutes ont en commun cette passion sans faille pour la cuisine. On sent à la lecture de leur histoire et de leurs recettes le coeur et la générosité qu'elles mettent à leur ouvrage. En tout, 35 portraits de chefs, françaises et européennes, parmi lesquelles les incontournables Hélène Darroze et Anne-Sophie Pic, mais aussi les moins célèbres mais tout aussi attachantes Lydia Egloff, Judith Baumann ou Nicole Fagegaltier. De belles recettes, de belles photos, le livre est fascinant...et cerise sur la gâteau, on parle enfin un peu de ces femmes chefs!





Pour continuer vos lectures, je vous invite à consulter les
Délices d'Hélène, nouveau blog déjà bien inspiré, à qui on souhaite longue vie!

24 janvier 2006

Hommage


Clea nous pensons à toi.


photo de Pierre Chapoutot

17 janvier 2006

A l'école ménagère


Je continue à vous parler de Noël quand tout le monde prépare déjà le nouvel an Chinois, la chandeleur, le réveillon 2006, ou le passage au prochain siècle...
Après la mesquinerie des entreprises pour Noël, revenons à la chaleur et la générosité d'un Noël en famille en Dordogne, et laissez moi vous présenter un florilège de ce dont nous régale Mamie quand on débarque tous, modifiant son rythme bien rodé de femme seule, organisée et qui règne d'une main ferme sur son domaine réservé : la cuisine.
De haut en bas et de gauche à droite :

  • un vacherin au coulis de framboise
  • des bonbons créoles (appelés ainsi à cause du rhum je suppose)
  • the bûche, ainsi nommée parce que c'est une institution chez nous, et certains hurleraient si l'on en changeait le goût ou si elle apparaissait sous une autre forme
  • le livre de recettes, datant d'une époque où il existait des "écoles ménagères" et où on apprenait aux filles exclusivement (réjouissez vous les filles!) l'art de la couture, de la cuisine, du repassage peut-être, et de toutes autres choses du même genre, qui faisaient des femmes des années 40 de bonnes ménagères...Ca fait rêver, hein!!...
  • des escargots en pâte feuilletée, issus d'un élevage du coin (pour ceux que ça intéresse l'élevage d'escargots a un nom : l'héliciculture)
  • une truffe tout choco
  • et une gazinière qui fêtera ces 50 ans bientôt. Comment elle est encore aussi propre, je ne sais pas, ou si, peut-être l'oeuvre du cours de ménage à l'école du même nom?!

Allez, pour finir avec ces histoires de famille, je vous laisse sur la phrase récurrente de ma grand-mère quand le plat n'est pas terminé, "vous n'allez pas me laisser ça quand même"

09 janvier 2006

Petit, tout petit chocolat...

Allez juste parce que j’ai envie de faire mon Arlette deux minutes et de crier au grand capitalisme qu’il nous spolie, et se fout de nous. Jugez vous-mêmes la taille des boîtes de chocolat qui nous ont été offertes à Kat et moi pour Noël par nos entreprises :



J’ai quand même bien envie de vous dire qui a la mesquinerie d’offrir ces merdouilles (quoique pas mauvaises, heureusement!). De toute façon mes collègues encravatés ou entailleurisées de l'ouest parisien ne lisent certainement pas nos blogs délirants (je rectifie suite à quelques remarques bien senties, pour préciser que le mot qui aurait mieux convenu et reflété ma pensée aurait dû etre "ludiques")et conviviaux!
La première est donc un cabinet d’audit américain faisant partie, de ce qu’on appelle dans le jargon, des Big 4 : pas la peine de faire des recherches internet, ils ne gagnent pas forcément à être connus à moins que vous ne rêviez de faire carrière dans les chiffres !
La seconde est une boîte d’évènementiel organisatrice d'un des plus gros salons professionnels de Paris, filiale d’un énorme groupe anglais aussi connu pour ses activités dans l’édition...


J’aimerais bien savoir ce que les chefs qui refourguent ces cadeaux royaux se sont envoyés pendant leurs fêtes en famille passées dans leur résidence secondaire de Chamonix (ne pas prononcer le x, ça fait plouc!) ou de Ste Maxime !!
Dans le genre dénonciateur, et parce qu’il est très drôle, je vous recommande la lecture du Blah blah blog!

06 janvier 2006

Certains l'aiment chaude


L'endive fait débat : certains la préfèrent chaude et cuite, d'autres froide et crue. Doriann à l'origine du débat, tente de faire aimer l'endive à ses enfants, non sans mal visiblement, mais avec tellement de talent!
Je garde pour ma part des souvenirs peu engageants d'endives cuites, toujours trop amères à mon goût même si mes parents usaient des eux aussi de diverses stratégies pour me les faire manger : recouvertes de jambon et de béchamel, braisées dans une bonne dose de beurre...Malgré ça, je ne les ai jamais vraiment aimées.

Par contre, à l'apéro ou en salade, j'adore. Elles sont en effet un support formidable pour les grignotages à moindres calories à l'apéro, et même ceux qui prétendent que "
Le confit c'est pas gras", en sont adeptes.
Anaïk les proposait avec du saumon fumé, et je trouve aussi qu'elles se marient bien avec le poisson. Ici donc, avec du tarama rose fluo (pratique pour manger dans la nuit!) ou des miettes de crabe, de l'avocat et du pamplemousse. Là ce qui est moins facile c'est de faire tenir la garniture, car l'endive tangue, ce qui est paradoxale pour une femme de pêcheur (ben oui elle s'est mariée avec le poisson!)!




Et si vous voulez éviter ce problème, le plus simple est de remplir un bon saladier et de mélanger les ingrédients avec le même principe : endive, produit de la mer, fruit, et assaisonnement à varier selon vos ingrédients.



Cette salade contenait donc : des endives, des crevettes (fraîches, c'est mieux, mais là c'était "cuisine de placard"...), des kiwis, du pamplemousse, de la ciboulette, des graines de sésame grillées, et de l'oignon rouge.
On peut tout aussi bien mettre du haddock, des pommes, des oranges...
Pour l'asaisonnement, j'ai tenté un mélange : huile d'argan, vinaigre de cidre et quelques gouttes de citron.

Moralité : l'endive c'est bon, mangez-en! Et promis je retesterai un jour les endives cuites, mais Doriann, si tu pouvais essayer les choux des Bruxelles avec tes enfants, je voudrais bien savoir ce que t'inventerais!

05 janvier 2006

Ça se mange sans faim!


Une feuille d'hiver pour un petit message de bonne année!

Pas de bonnes résolutions sur ce blog, puisque j'ai déjà arrêté de fumer...encore que maintenant il faudrait bien que je perde les quelques kilos pris grâce à cette expérience fabuleuse (!), et au séjour en Dordogne, d'où je reviens souvent gavée comme une oie! Ben quoi, j'ai pas de volonté pour résister devant les bons petits plats concoctés avec tant de dévouement par Mamie, et je respecte scrupuleusement cette règle inculquée petite : "finis ton assiette!"

J'essaierai tout de même de nourrir ce blog un peu plus régulièrement si je peux, parce que vous le valez bien!

06 décembre 2005

Hamburgers de saumon aux artichauts, amandes et menthe


C'est peu ou prou le titre d'une recette du livre de Jamie Oliver : Rock'n Roll Cuisine, vaguement adaptée puisque le saumon a ici remplacé la truite pour une simple question de disponibilité chez Monop', et que les rôtis initiaux se sont américanisés en hamburgers!
Le résultat est néanmoins assez fidèle à ce que je m'imaginais à la lecture du bouquin : un bon plat de poisson, original, long mais facile à faire, et avantage par dessus tout autre : cuisson au four très rapide. Ce qui me permet de ne pas faire attendre mes invités plus de 15 minutes...Oui, j'ai encore beaucoup de mal à gérer les enchaînements de plats dans un dîner. Les plats "vite cuits" sont donc une solution (encore fourbe!) pour parer à cette incompétence cruelle, où vous apparaissez finalement telle que vous êtes : novice, encore et toujours novice!

Le plus long est finalement de ficeler les "rôtis"de saumon : petit exercice d'agileté, plus difficile qu'on ne se l'imagine quand on a les mains pleines de poisson (pourquoi le poisson est-il gluant comme ça??!). Le pire qui puisse vous arriver à ce moment là étant de recevoir un coup de fil de vos invités vous demandant de leur confirmer le code de l'immeuble, ou de l'interphone : cruel dilemne entre vouloir leur répondre et vouloir préserver votre téléphone des odeurs de poisson. Un ou deux jurons plus tard, j'ai une déclaration à faire: par pitié, notez le code avant d'arriver!!!

Voilà pour les plaintes liées à la recette, pour le reste, rien à redire, Jamie is magic!!

Si vous voulez donc vous lancer dans l'aventure du ficelage, voici les ingrédients nécessaires à votre exercice:
Pour 4 à 6 personnes
8 filets de truite (ou de saumon) de 200g chacun (je pense que j'avais un peu moins, sinon c'est pour un plat unique!)
150g d'amandes émondées (au pif)
Les feuilles d'une botte de menthe (la moitié, ma botte était énôôrme)
150g de pain de campagne rassis (au pif aussi)
Le zeste de 2 jus de citron
1 gousse d'ail pelée et finement hachée
16 coeurs d'artichauts à l'huile égouttés et émincés
4 tranches fines de poitrine fumée (une par personne, parce que la poitrine fumée ne gâche jamais un plat à mon goût!)
Sel de mer et poivre fraîchement moulu
Les feuilles de quelques tiges de thym
3 cuillerées à soupe de crème fraîche (15cl de crème liquide, c'est toujours bon avec les patates!)
Des citrons pour le service

Faire une farce avec: la menthe, les amandes grillées quelques minutes au four ou à sec dans une poêle, la croûte du pain rassis, l'ail émincé, les zestes de citron, 4 cuillères à soupe d'huile d'olive, et les artichauts émincés.
Fourrez deux parties égales de filets de saumon avec cette farce, recouvrez de la tranche de poitrine fumée et ficelez vos rôtis (dans mon cas il s'agissait plutôt de hamburgers), parsemez de thym frais et du reste de farce si vous en avez). Graissez un plat ou une plaque d'huile d'olive, et enfournez pendant 15 mn à 220°C. Mélangez la crème fraîche et le jus de citron, et servez.



Hamburger avant cuisson

25 novembre 2005

Recycler la ganache


Previously on celinesblog : elle participe au courcours KiKiveutKivientcuisiner, se plante dans les proportions pour faire la ganache (pour les non initiés, il s'agit de la crème qui fourre le macaron au milieu). Et oui, on m'a posé la question récemment, alors je me rends compte qu'on commence aussi à jargonner sur nos blogs!
Elle se retrouve donc avec un plein saladier de ganache sur les bras : certains y verrait une explication Freudienne, d'autres m'encouragent à slurper le saladier, tandis que d'autres encore pensent que c'est un meilleur mal que la clope!
Bref, que faire de tout cela? Fastoche, un gâteau hyper chocolaté, parfait aussi bien au petit déj', qu'en fin de dîner, très réconfortant par les temps qui courrent!

J'ai donc ajouté à ce mélange choco noir/choco au lait/crème fraîche liquide, les 4 jaunes d'oeufs rescapés de la préparation meringue des macarons, 3 cuillères à soupe bombées de farine, et un yaourt (merci Charlotte), mis au four une vingtaine de minute, et voilà le résultat : un fondant délicieux!


22 novembre 2005

Kikiveutkivientcuisiner : les macarons



Voilà le résultat de ma participation au grand concours Kikiveutkivientcuisiner où il s'agissait de mettre à l'épreuve ses poches à douille pour réaliser des macarons.
Et comme le présupposait
Minouchka sacrée GrandeGagnante de la première édition, et qui devient à ce titre GO (pour GrandeOrganisatrice) de la seconde édition, je fais partie de celles et ceux qui refoulaient leur désir de se lancer dans la grande aventure des macarons devant le talent de leur gourou!
Je n'ai pas un matériel très adapté (comprenez un four de 30 cm sans plaque de cuisson), mais pour un galop d'essai, ces macarons ont été vite engloutis!
Alors soit mes amis sont très indulgents, soit je suis vraiment roublarde et ai parfaitement réussi à planquer les meringues les plus désastreuses dessous....Oui, j'ai fait ça, parce qu'il fallait bien parer à la sale tête de certaines qu'un courant d'air (ouverture-fermeture intempestive de la porte du four) avait laissé ridées, fripées, voire carrément fêlées!

Par ailleurs, stressée par l'enjeu (au fait, c'est quoi déjà?!), je me suis un peu enflammée dans les proportions pour la ganache, en versant le double de crème fraîche par rapport à la dose initialement prévue. Alors là, gros doute : comment cette ganache ultra liquide va-t-elle tenir sur les macarons? Je re-regarde de plus près la
recette et me rends compte de ma générosité...Bon, comment parer à cette étourderie : ben...j'vois qu'ça : ajouter une autre tablette de chocolat...
Moralité, je peux manger de la ganache à la petite cuillère toute la semaine si je veux...enfin, je veux bien partager, parce que c'est un peu plein de chocolat quand même, et ça manque de meringue!


Allez, trois derniers pour la route!

15 novembre 2005

Du tabac au chocolat



Drôle de titre pour une crème au chocolat...!
Mais cette crème est le signe d'une nouvelle addiction, qui en chasse une autre pour longtemps (je n'ose pas dire toujours, mais c'est bien ce à quoi j'aspire!).
Alors d'accord, si je mange autant de chocolat que je ne fumais de cigarettes, ça va finir par produire un autre problème, mais bon chaque chose en son temps. J'ai pour l'instant un peu fui la cuisine pour éviter le phénomène de compensation, mais deux frustrations ne valent pas mieux, alors me revoilà.
Et poutant il a fallu lutter quand on vous invite à visiter la Tabacaria!
Pour commencer cette cure, voici donc la crème au chocolat "au pif" et sa galette de caramel au sésame.

Si vous avez des suggestions, des conseils, des bonnes recettes pour m'aider à résister, je suis preneuse!
Le premier qui envoie la recette des cigarettes au chocolat a un gage!

08 octobre 2005

Méli mélo sont dans un bâteau



Après la pêche, voici ce que nous avons fait des achats faits sous la halle de Chatelaillon, où les bancs de poissons rivalisent de fraîcheur.
Ce méli-mélo de poissons ainsi nommé dans un supplément cuisine de Marie-Claire, est composé de saumon et lotte. Coupés en fines tanches (le mieux pour ça est de mettre le poisson une demi-heure au congélateur), les poissons marinent ensuite pendant le même temps (au minimum) dans de l'huile d'olive, du citron et des herbes fraîches (ici, aneth et persil). Pour agrémenter le décor et le goût, quelques poivrons sans peau, sont ajoutés juste avant de passer à table.
Et voilà, cette fois c'est sûr les vacances sont finies, mais quel régal!

06 octobre 2005

Coquillages et crustacés sur la plage...



Et oui la plage est abandonnée, nous sommes fin septembre à Chatelaillon (station balnéaire au sud de La Rochelle), et les estivants sont tous au boulot, à l'école, à la crèche...
Pendant ce temps d'autres profitent d'une plage déserte pour partir ramasser ce que les grandes marées auront laissé dans les eaux argileuses de cette anse. Une fois passée la sensation diversement appréciée selon les pêcheurs, de mettre les pieds dans la glaise verdâtre (vous aurez compris que je fais partie de ceux que cette sensation rebute de prime abord), vous n'avez plus qu'à enfoncer votre couteau, votre épuisette ou vos p'tites mains pour ramasser palourdes, huîtres, crevettes ou bigorneaux.

Je ne connaissais rien à la technique de la pêche aux palourdes mais les autochtones ne sont pas toujours avares de confidences et dévoilent volontiers leurs secrets aux touristes novices.
Alors si ça intéresse quelqu'un pour ses prochaines vacances, sachez qu'il faut répérer le trou formé dans le sable (sortez les microscopes, c'est un tout petit trou!), et enfoncer le couteau à cet endroit pour récupérer votre palourde. Et si elles sont trop petites, laissez les pour un prochain passage...

Les crevettes, elles, se pêchent avec une sorte d'immense épuisette qu'il faut faire glisser à la surface de l'eau. Et hops, les crevettes sont prises dans les mailles du filet mais c'est pareil ici, on laisse les plus petites reprendre le large.

Pour les huîtres, il vaut mieux s'armer d'une bonne paire de gants, car elles s'accrochent de toute leur coquille sur des sédiments (?), dans le parc abandonné et donc ouvert aux pêcheurs du dimanche! En prime si vous avez de la chance, vous pourrez trouver, collés à leur coquille, des bigourneaux qui participeront à l'apéro iodé d'un séjour en bord de mer.




Comme les crevettes étaient vraiment petites, malgré le tri, et que le "dépiotage" est un art réservé aux seuls super-patients, nous avons décidé de les mixer (entières, têtes et moustaches comprises) avec du beurre salé. Il manquait des herbes aromatiques mais j'imagine que de la ciboulette ou du persil feraient très bien l'affaire.
Un conseil : mixer au maximum parce que les moustaches s'accrochent à la gorge de façon plutôt désagréable!

Les bigorneaux doivent être cuits au court bouillon avec un bon bouquet garni, des épices (clou de girofle, piments...) et les palourdes se dégustent crues avec un filet de citron.

Pour le reste, imaginez que vous êtes devant un beau coucher de soleil, la brise vous chatouille les narines...et voilà vous y êtes à Chatelaillon!

09 septembre 2005

Vacances champêtres

Je vous avais parlé de mon petit périple au mois d'août, qui m'a fait parcourir un coin du Sud Ouest au gré des mariages des amis.
Je n'ai pas pris en photos tout ce que j'ai mangé -par peur de vous coller la nausée- mais voici les extraits choisis (en très raccourci) de ce séjour.

Première étape à
Thiviers :
Pour ceux qui l'ignorent, mais comment est-ce possible?, c'est en Dordogne, au coeur du Périgord Vert, et c'est là où vivent mes grands-parents (paternels et maternels....pratique, non!)
Nous ne sommes jamais reçus sans avoir un gâteau marbré au petit déjeuner. Et comme nous n'avons pas tout mangé en une matinée, nous avons eu le droit de l'embarquer. Il me semble qu'il a été fini dans les environs de Castres quelques jours plus tard. Car c'est là où les anciens ont leurs petits secrets : ma grand-mère a des techniques de conservation toujours très futées, et son gâteau est toujours comme frais!




Deuxième étape : l'Aveyron

Lendemain de mariage : la nuit a été courte, vous vous réveillez avec un petit mal de tête, il fait brumeux, alors rien de tel pour remettre tout le monde d'aplomb qu'un petit méchoui : un agneau et un cochon de lait sont au menu du jour.
C'est bon et réconfortant!




Troisième étape : Bagnères de Bigorre

Si vous passez par là, et je sais que certain(e)s iront (n'est-ce pas
Véronique?) , il faut AB-SO-LU-MENT vous arrêter ici.
Institution locale, les
Petites Vosges, nom étonnant pour une maison située au pied des Pyrénénées, vient d'être réhabilitée par une dame (bon, j'avoue je la connais!) que l'ampleur des travaux n'a pas freiné, bien au contraire. Et même les plus sceptiques des habitants de Bagnères finissent par admettre que cette rénovation est une vraie réussite : une façade haute en couleur pour une maison pleine de charme et des aménagements originaux et confortables.
Vous le voyez, les chambres sont superbes et ô combien douillettes (en particulier après des nuits blanches et du camping), le petit déjeuner exquis et généreux (tous les produits sont, cela va de soi, locaux) et les tartes du salon de thé, faites maison, ont l'air à tomber (pas eu le temps de goûter, quel gâchis!).



Les Petites Vosges
17, boulevard Carbot
65200 BAGNERES DE BIGORRE
05 62 91 55 30


Dernière étape : Puyol Cazalet dans les Landes



Ambiance champêtre garantie au milieu des poules et des canards. Ici les mariés sont arrivés en tracteur à la mairie!
Le matin nous nous sommes portées volontaires pour aller ramasser les oeufs dans le poulailler. Notre technique n'était pas très orthodoxe: au lieu de déloger gentiment les poules, et puisqu'elles n'obéissaient pas, nous tapions des mains pour leur faire peur (euh, Antoine si tu lis ça, ne nous en veut pas, j'espère qu'elles ne sont pas traumatisées!).

03 septembre 2005

Retour...vers le passé

Pour ce retour dans la blogosphère après des vacances géniales dont je parlerais ici plus tard, je vais m'atteler à répondre au questionnaire envoyé par Lilizen de Gastronomades sur les souvenirs d'enfance. Alors oui j'ai eu tout le temps d'y réfléchir car fidèle à mes habitudes j'y réponds après presque un mois...!
Dans l'ordre donc de mes plats préférés petite, on trouve donc :

Les côtes de porc à la moutarde de mon frère

Petit clin d'oeil au passage à Romain donc et Alejandra (ma belle-soeur) car nous nous amusons à le charrier gentiment à ce sujet. Comme Ale est Argentine et en France depuis trois ans, elle découvre encore certaines de nos spécialités familiales. Mais elle connaît celle-là sur le bout des doigts désormais, car si c'est pour moi un souvenir d'enfance, Romain ne s'en ai jamais lassé et a fait de cette recette une de ses spécialités!
Petits donc, nous allions un week end sur deux chez notre père, pour qui la cuisine était un sujet aussi compréhensible que pour moi la mécanique! C'est donc souvent Romain qui se mettait aux fourneaux quand nous voulions faire autre chose que grignoter devant Starsky et Hutch (grand souvenir également!), et comme nous n'étions pas bien grands, il nous fallait des recettes simples, et ces côtes de porc badigeonnées de moutarde en fin de cuisson nous ravissait tous les trois.

Le riz composé de mon grand-père

C'est drôle comme quand on est petit ce qui nous plait est souvent simple. Mon grand-père est en effet un très bon cuisinier et ne parler que de son riz composé ne reflète pas vraiment la qualité de sa cuisine, mais bon j'imagine que ce qui nous marque n'est pas forcément lié à la qualité mais plutôt au souvenir de moments partagés autour de ces repas.
Nous adorions ce plat qui nous paraissait à l'époque très exotique, parce que nous mangions dans des petits bols en grès avec des baguettes.
Il s'agissait pourtant simplement d'un riz cantonais amélioré : du riz, des oeufs brouillés, des petits pois, du chorizo, des olives, des moules, et tout ce qui se présentait et pouvait y être ajouté. Le clou de la recette est surtout l'ajoût de la sauce Nuoc-Mam, dont nous avions appris qu'elle était faite à base de poissons séchés pendant des mois et des mois...et ça, c'est très intéressant quand on est enfant!

La quiche sans pâte de ma maman

Quand elle avait envie de cuisiner vite, maman nous faisait sa fameuse "quiche sans pâte". Il me semble qu'elle tenait cette recette d'une réunion Tupperware (tellement années 80 ça!), et il suffisait juste de mélanger des oeufs, du lait, de la farine et du gruyère râpé dans un tupperware et de le secouer (c'est ça que je trouvais génial!). En ajoutant du jambon et des lardons au fond du plat, on obtenait une quiche excellente, à manger chaude ou froide le lendemain.

Le steack sauce 372 de ma mamie

C'est une marque déposée, mais juste chez nous! Je ne sais pas pourquoi nous l'avions surnommé comma ça, mais là encore c'est la préparation qui me fascinait le plus. Regarder ma grand-mère faire flamber au whisky la sauce aux échalottes en fin de cuisson, et la trouver tellement forte pour arrêter à temps avant de mettre le feu à la cuisine est un souvenir extra.

La truite aux amandes (encore mamie)

Une recette que nous demandions souvent le vendredi (jour de poisson oblige!) pendant les vacances. Une belle truite et des amandes revenues au beurre, tellement mieux que le poisson pané (le vendredi aussi...) de la cantine!

C'est malin, je me mets l'eau à la bouche toute seule en écrivant et je n'ai qu'une envie : aller chez mes grands parents pour me faire chouchouter avec de bons petits plats!

12 août 2005

Le frigo est vide...

...parce que ça y est, c'est mon tour de partir quelques jours.

On a nourri tous les chats du quartier, arrosé les plantes des voisins, et maintenant on attend la relève pour venir faire ça chez nous!
Il est toujours agréable de rester à Paris quand tout le monde a deserté, mais il arrive un moment où ça fait aussi du bien de partir...direction le Sud!
L'itinéraire suit les lieux où nos amis ont décidé de se marier : d'abord l'Aveyron, puis les Landes, via Cazères sur Garonne, et Bagnères de Bigorre. Je ne sais pas ce qu'on va y manger, et découvrir comme spécialités locales, mais il paraît qu'il y a déjà une journée "cochon" prévue dans l'Aveyron, et dans les Landes nous attendent quelques poulets élevés pour la circonstance!

A bientôt, restez à l'affût des recettes sur Blog Actu!

04 août 2005

Barbecue parisien


Voici la preuve pour ceux qui en doutent encore qu'il est possible de faire des barbecues à Paris!
Alors évidemment, les cigales ne chantent pas, ça ne sent pas la lavande, et le jardin est petit et très moyennement fleuri (en haut à droite sur la photo, la preuve que la sécheresse frappe aussi ici...même le sapin n'y a pas résisté!).
Mais quand même, ces brochettes faites maison et grillées à l'air libre sur un balcon de 10m2, moi j'en suis fière (allez, allez, comme tous les autres bloggeurs/cuisinier(e)s, je m'autorise un peu d'auto-satisfaction!).
Pour la recette, et puisque la photo n'est pas très claire, il s'agit de brochettes de poulet, marinées la veille à l'huile d'olives, au citron et aux herbes fraîches (du balcon!). Tomates, champignons, oignons et lard fumé intercalés avec les morceaux de poulet, et nous voilà transportés en vacances, avec en prime le cri des mouettes! Croyez-moi si vous voulez mais il y a des mouettes ici...celles du Canal Saint Martin.

Manquent uniquement les embruns pour qu'on s'y croit vraiment (où, je ne sais pas mais comme tout le monde, en vacances!).

01 août 2005

Le questionnaire des livres de cuisine



Toujours avec un wagon de retard, voici mes réponses au questionnaire de cuisine transmis par Aude, via son BlogBio.


Le nombre total de livres de cuisine

Alors là je dois dire que je suis largement, mais très largement en dessous du compte par rapport à tout ce que j'ai pu lire sur les blogs des uns et des autres. Certains comptent par centaine, ici par exemple, quand je compte en dizaine, sans même en atteindre deux....bon, d'accord je noie le poisson pour en comptabiliser 13 en tout et pour tout...Faut que j'en achète d'autres avant que ça me porte malheur...j'y cours!

Le dernier livre de cuisine que j'ai acheté

Bonbons Forever de Trish Deseine, dont j'ai parlé ici.



Le dernier livre de cuisine que j'ai lu

C'est ma copine Anne, toujours à l'affût de bons bouquins, et très bonne cuisinière par ailleurs, qui me l'a prêté. Il s'agit de La Colère des aubergines, dont vous trouverez un très bon compte rendu chez Patrick.




Cinq livres de cuisine que j'apprécie tout particulièrement

Je dois détailler ici la (presque) moitié des livres de cuisine que j'ai!
Commençons par le premier livre traduit en français d'un chef désormais ultra-connu : Jamie Oliver (époque cheveux longs!) La Cuisine de Jamie Oliver.
Puis vient logiquement Le Rock'n Roll Cuisine du même Jamie, période cheveux courts un peu fous, celui des remerciements à sa femme et ses deux filles! Je m'égare là, mais çe me fait toujours sourire quand je vois ces photos de famille au milieu d'un cocktail Vodka/Fruits de la passion. Je l'ai déjà dit, mais j'adore ce qu'il fait!




Dans la série des Anglais qui cuisinent bien, j'adore aussi Nigella Lawson, même si je regrette que son seul livre traduit en français soit "sucré" : Pêché de gourmandise.




Dans la série des préférés vient ensuite Tentations de Philippe Conticini, mais je suis entièrement d'accord avec Fred pour dire qu'il s'agit du bouquin le moins pratique de la terre (rapport à sa taille démesurée pour un plan de travail amateur)!! Certaines recettes sont divines et finalement toutes simples.




Et pour finir par une valeur sûre, les Minis des Editions Marabout.

Il est temps maintenant de passer ce sympathique questionnaire aux trois auteurs de blogs culinaires que je souhaite voir répondre...
Ce questionnaire a déjà fait le tour de la planète, mais il me semble que Laurence dont j'ai découvert le blog (très drôle!) récemment n'a pas encore répondu... Et puis Caroline, à qui ce questionnaire a dû être envoyé déjà plusieurs fois, mais j'ai beau fouiller sur son blog (génial!) je ne vois rien...Allez Caroline, puisque tu dis adorer les quizz...!






28 juillet 2005

Duo gagnant pour l'été



Même s'il est parfois difficile de croire quand on est à Paris qu'on est en été, je m'accroche à cette idée, en cuisinant "comme si"!
Alors évidemment les salades sont les vainqueurs de la compét' du "plat qui va bien en été".

Et il y en a deux particulièrement cette année dont je ne me lasse pas : faciles à faire, fraîches, et un mélange de goûts et de contrastes plus intéressants que les classiques du genre.

A gauche donc : salade de courgettes au parmesan et pignons de pin.
Tout est donc à peu près dit en ce qui concerne les ingrédients. Si vous ne voyez pas les pignons sur la photo, ne vous affolez pas à courrir chez l'ophtalmo immédiatement, c'est qu'il n'y en a pas. Comme je les adore j'ai tendance à avoir la main lourde, je le sers donc à part car certain(e)s n'aiment pas!
Pour le reste, il vaut mieux préparer cette salade la veille pour que les courgettes aient le temps de s'imprégner de la marinade. Je découpe donc les courgettes en lanières avec un économe (à défaut d'une mandoline, ça marche très bien), en ne gardant la peau qu'une bande sur deux. Je les fais dégorger dans du gros sel pendant une demi-heure minimum avant de les rincer et de les essorer. Je les fais ensuite mariner dans le jus d'un demi citron et de 3 cuillères à soupe d'huile d'olives, et hop, au frigo pour la nuit.
Le lendemain, je torréfie 3 cuillères à soupe de pignons, puis ajoute basilic et copeaux de parmesan à la salade.
Parfaite en accompagnement les soirs de barbecue!

A droite donc : salade de pastèque et féta. Encore plus rapide à faire que la précédente : découper la pastèque en dés, la féta également, ajouter un oignon rouge émincé et des olives noires entières. Assaisonner d'un filet d'huile d'olive, et hop, à table!

17 juillet 2005

Galettes d'Amsterdam


J'aurais pu parler des canaux, des harengs salés, des coffee-shops, des tulipes, mais ma découverte de ce séjour à Amsterdam est la galette, qui contrairement à ce qu'indique cette boîte, n'est pas au gouda! Je maîtrise assez mal le hollandais alors je ne peux traduire exactement mais il s'agit en gros de galettes fourrées d'une sorte de caramel à la canelle...et si je peux traduire mon excitation devant ce biscuit, ça pourait donner ça : mmmmmmmm, mortel!!
En fouillant un peu pour trouver la traduction de ce Siroopwafelen, je suis finalement tombée sur la recette, et aussi sur un message laissé par un inconditionnel (ouf, je me sens moins seule!) sur un forum dédié à la cuisine hollandaise. De celle-ci en revanche je ne peux pas dire grand chose, n'ayant pas encore pu en deux courts séjours tester les spécialités. Il faut dire qu'après les petits déjeuners roboratifs servis dans les hôtels de la ville, je me passe aisément d'un déjeuner, et le soir venu, il fait soit trop froid et pluvieux pour chercher le restaurant traditionnel, soit trop chaud pour avoir envie de manger une choucroute, un ragoût ou une soupe!!
Je me sens rassurée en lisant le Routard qui indique en effet qu'à "Amsterdam on peut manger dans toutes les langues", ce qui explique peut être pourquoi j'ai atterri aussi bien dans un bar à Tapas madrilène (décidément!), qu'un resto Indonésien!
Amserdam est de toutes façons une si jolie ville qu'on n'y va pas pour manger!

07 juillet 2005

La cuisine et moi!

Le questionnaire qui a circulé il y a déjà quelques semaines va me permettre de renouer avec mon blog, qui comme je le disais à Laurence qui m'a tendu la cuillère, souffre des sorties estivales de la "cuisinière"! Je n'ai ni arrêté de manger, ni de cuisiner depuis tout ce temps, mais j'ai été emportée dans le tourbillon propre à cette période de l'année : fête de la musique, fête de famille à Bordeaux, premiers pique-nique, barbecue-crémaillère à Epinay sur Seine, week-end à Amsterdam, et week end avec ma grand-mère de Dordogne à Paris....

Avant donc de vous montrer les morceaux choisis de ces moments, je m'empresse de répondre au questionnaire, c'est parti!

Quel est votre premier souvenir de cuisine toute seule comme une grande?
Je me suis lancée tard et le premier souvenir qui me vient à l'esprit est un gâteau à la confiture....un échec cuisant! Lourd comme une brique, sans goût ou du moins pas celui attendu, bref immangeable. Celui qui m'avait encouragé à faire ça, mon beau-père pour ne pas le citer, n'a jamais reitéré sa demande!

Qui a le plus influencé votre façon de cuisiner?
Difficile d'être originale sur ce point, mais comme pour de nombreux sondés : ma mère et ma grand-mère, fines cuisinières toutes les deux, ce qui explique en partie mon entrée tardive à la cuisine : pourquoi cuisiner quand d'autres le font si bien?
Plus tard et quand je me suis lancée, je dois évidemment parler de Virginie, la copine avec qui j'ai pris les cours de cuisine de la Mairie de Paris, et à l'initiative du défi de cuisiner pour un mariage de 110 personnes en septembre l'année dernière!


Avez-vous une vieille photo comme preuve d'une exposition précoce au monde culinaire et voudriez-vous la partager?
Non, pas sous la main, et si je devais commencer à fouiller, ce post paraîtrait en 2022!

Parmi les ustensiles de cuisine que vous possédez, lequel utilisez vous le plus et lequel est le plus souvent délaissé?
Mon mixeur, qui m'a tellement fait défaut quand je n'en n'avais pas et pour le reste et vu la taille de ma cuisine, rien car j'essaie de ne pas avoir de matériel superficiel (j'aimerais bien, mais je n'ai pas la place pour ça!).

Citez des combinaisons d'aliments amusantes ou bizarres que vous aimez vraiment vous, et probablement personne d'autres?

Cornichons-coca....goûter officiel de mes années collège!

Quels sont les trois aliments ou plats sans lesquels vous ne pouvez pas vivre?
Le fromage, le fromage et le fromage!!


Y'a t-il une question à laquelle vous auriez aimé répondre et qui ne se trouve pas dans ce questionnaire?
Votre restaurant préféré/valeure sûre pour un repas réussi? ...parce que je n'aime pas que faire la cuisine, j'adore aller goûter celle des pros! Et la réponse est Juan et Juanita, rue Jean-Pierre Timbaud.

Trois questions rapides :
Votre parfum de crème glacée/sorbet préféré : je ne suis pas super fan de glaces, mais j'ai un souvenir terrible de ma première glace goût Malabar...c'était à Annecy il y a 15 ou 20 ans et donc encore peu commun à l'époque!

Vous ne mangerez probablement jamais...
plus de choux de Bruxelles... très mauvais souvenir d'un plat que ma mère m'avait vivement encouragée à goûter ("tu ne sais pas si tu n'aimes pas sans avoir goûté"). Ben maman, j'en suis sûre je déteste...et toi aussi depuis!

Votre plat fétiche, celui que vous ne ratez jamais:
Le cabillaud à la Thaïlandaise